Historique

Créé en 1926 par Lydie Malan, puis conduit par Jacques Horneffer, Philippe Corboz, Guillaume Tourniaire et, depuis 2002, par Ching-Lien Wu, le Motet de Genève dispose d’un effectif variable de 20 à 80 choristes, selon les besoins du répertoire.

L’histoire du Motet de Genève est riche d’œuvres exécutées sous la direction de chefs prestigieux tels qu’Ernest Ansermet, Igor Stravinski, Horst Stein, Armin Jordan, Jesus Lopez-Cobos, Michel Corboz. Avec Ernest Ansermet, plusieurs grandes œuvres chorales majeures du siècle passé furent créées et enregistrées, dont la Cantata Misericordium de B. Britten, avec Peter Pears et Dietrich Fischer-Dieskau. Le chœur s’est également produit sous la direction d’Armin Jordan, de Fabio Luisi, de Nicholas Mc Gegan, de Gennady Rozhdestvensky, d’Andrew Litton, de Pinchas Steinberg, de Pascal Rophé et de Peter Schreier.

Sous l’impulsion de Guillaume Tourniaire, qui en a assumé la direction de 1993 à 2001, le Motet de Genève a pris un nouvel et fulgurant essor. Son répertoire, toujours chanté dans la langue originale, s’est largement diversifié et a reflété la prédilection de Tourniaire pour la découverte d’œuvres rarement exécutées telles que La Fiancée du Spectre de Dvorak, Ivan le Terrible de Prokofiev, la Messe Glagolitique de Janacek, les Sept Jours de la Passion de Gretchaninov, Das Klagende Lied de Mahler, Sécheresses de Poulenc, Concerto pour Chœur de Schnittke.

Depuis 2002, sous la direction de Ching-Lien Wu, le Motet de Genève s’oriente vers les répertoires français et anglais des XIXe et XXe siècles qui correspondent particulièrement bien aux voix qui le composent ainsi qu’à son style. L’ensemble a interprété ainsi un vaste répertoire dont la Cantata Misericordium, Five Flower Songs, An Hymn to the Virgin, A Ceremony of Carols, Choral after an old French Carol, Spring Symphony de B. Britten, les Quatre petites prières à saint François d’Assise, Figure humaine, Stabat Mater de F. Poulenc, les Chants d’Ariel de F. Martin, la Légende de la fumée des fanes de pommes de terre de Martinu, des transcriptions du lied de Mahler pour chœur à seize voix Ich bin der Welt abhandengekommen, la Berliner Messe d’Arvo Pärt, Ein Deutsches Requiem de J. Brahms, Noces d’I. Stravinski, l’Agnus dei de S. Barber, Chiechester psalms de L. Bernstein,   de F. Mendelssohn, ainsi que Les Saisons de J. Haydn, pour fêter les 80 saisons de l’ensemble (2007). En 2009, le Motet a interprété Elias de Mendelssohn et la Messe de Sainte Cécile de Haydn dans le cadre des Concerts du dimanche de la Ville; en 2010, Orphée de Gluck, version Berlioz; en 2011, un programme Poulenc (Litanies de la Vierge Noire, Sécheresses et Gloria) dans le cadre des Concerts du dimanche.

En 2012, sous la direction de Dominique Tille, le Motet a interprété la Missa Rigensis d’Ugis Praulins, ainsi que des œuvres de Sandström, Pärt, Gjeilo, Lauridsen… En 2013, les Messes d’Igor Stravinsky et de Peteris Vasks, ainsi que les Litanies à la Vierge Noire de Francis Poulenc.

En 2013, sous l’impulsion de Romain Mayor, son nouveau directeur artistique, le Motet a chanté, sous le titre de «messe», un programme regroupant plusieurs fragments et extraits de messes d’époques et de styles fort différents. Après une excursion en terres baroques avec l’interprétation des Vêpres de Monteverdi au printemps 2014, le Motet a jeté des passerelles entre répertoires baroque et contemporain avec un programme Scarlatti et Bach, Penderecki et Schnittke fin 2014, pour ensuite jouer sur les contrastes avec la Messa di gloria de Puccini et In Terra Pax de Frank Martin au printemps 2015.

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